Le 28 février, il y a 100 ans, naissait à Getaria Pepita Embil, la mère de Plácido Domingo, et l’Asociación Lírica Sasibill lui a rendu, au prix de gros efforts, un bel hommage en deux temps.

En 1940, elle rencontra celui qui allait devenir son mari, Plácido Domingo Ferrer. La soprano et le baryton partagèrent la scène à plusieurs reprises, mais cette année-là, 9 mois avant la naissance du ténor Plácido Domingo, ils jouèrent ensemble la zarzuela Sor Navarra de Federico Moreno Torroba. Deux ans plus tôt, en 1938, Sor Navarra avait été créée au Teatro Victoria Eugenia de Saint-Sébastien avec le baryton Plácido Domingo à l’affiche. C’est pourquoi on a dit, aussi bien en conférence de presse que lors de la petite cérémonie qui a précédé la représentation, que Sor Navarra est à l’origine du grand phénomène qu’ont représenté Plácido Domingo et sa famille.

Le 28, Sor Navarra a été reprise sans la présence tant attendue de Plácido. Mais il a été bien représenté par son fils (qui lui ressemble beaucoup, soit dit en passant), ému dès son entrée en scène. On a eu la délicate attention de poser la partition originale de l’œuvre sur un pupitre pour qu’elle préside la représentation.

Le lendemain, après avoir chanté La traviata à Paris le 28, Plácido Domingo a dirigé l’Orfeón Donostiarra et l’Orquesta Verum dans le Requiem de Verdi.

C’est ainsi que l’Asociación Lírica Sasibill, qui programme depuis des années de la zarzuela à Saint-Sébastien, a rendu hommage à celle qui fut une grande figure du genre : Pepita Embil.